Colloque international « La démocratie comme forme de vie » 2025
Heure: Heures variables
Lieu: Campus de l'Université Laval
Pour information
alexandra.boudreault-breton.1@ulaval.ca
Détails supplémentaires
Participez au colloque international « La démocratie comme forme de vie » consacré à l’analyse de diverses formes qu’a pu prendre la vie démocratique à travers le temps et l’espace. Cet événement vise à créer un espace de dialogue en proposant une collaboration au sein des communautés de recherche en philosophie ou en sciences sociales et humaines.
Organisé par les professeur·e·s Juliette Roussin, Jérôme Gosselin-Tapp et Jean-Marc Narbonne.
Axes de recherche
3 figures limites de l’identité citoyenne dans une démocratie :
- L'ÉTRANGER·ÈRE pose la question de l’exclusion externe.
Celles et ceux qui se situent initialement en dehors du corps politique démocratique et qui peinent à trouver leur place au sein du demos classiquement identifié (problème de la frontière). - L'EXCLU·E se rapporte à l’exclusion interne.
Celles et ceux qui, résidant sur place, se retrouvent malgré tout exclu·es pour différentes raisons et à des degrés divers (problème d’intégration). - LE ou LA DISSIDENT·E renvoie à l’auto-exclusion.
Celles et ceux qui s’opposent d’une manière ou d’une autre au mode de vie démocratique ou s’extraient des règles de la démocratie par perte de confiance, défiance, rébellion, marginalité, etc. (problème de refus de participation).
Conférencier·ère·s à l'honneur
- Magalie Bessone est professeure de philosophie politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (France)
- Paulin Ismard est professeur d’histoire grecque à l’Université d’Aix-Marseille (France)
Appel à communications
Les chercheuses et chercheurs intéressé·e·s sont invité·e·s à soumettre une proposition de communication pour participer au colloque. L’appel est ouvert aux membres de l’Université Laval, aux professeur·e·s de cégep à Québec, ainsi qu’aux spécialistes de disciplines connexes résidant dans la région. La date limite de soumission est fixée au 5 septembre 2025 à 23h59 via le formulaire de soumission.
Pour plus d’informations, consultez l'affiche du colloque
Colloque « Exclusions et dissidences démocratiques » 2024
Dans le cadre du projet de développement de partenariat « Étranger·es, exclu·es et dissident·es en démocratie: histoire et perspectives philosophiques » financé par le Centre de Recherche en Sciences humaines du Canada (2023-2025), le colloque « Exclusions et dissidences démocratiques » aura lieu du 2 au 4 octobre 2024, à l'Université Laval. Les conférences se tiendront de 9h à 15h45 le mercredi et le jeudi et de 9h30 à 12h15 le vendredi. Pendant les pauses, du café et des viennoiseries seront disponibles pour toutes et tous. Pour le dîner, un repas complet vous sera fourni directement sur place. L'inscription est obligatoire et nous demandons aux participants d'avoir lu les textes avant le colloque. Ceux-ci vous seront envoyés par courriel.
Résumé
Le projet Étranger·es, exclu·es et dissident·es en démocratie: histoire et perspectives philosophiques, vise à examiner d'un point de vue à la fois historique et systématique les problèmes que posent certaines figures de « l’autre » pour les démocraties et à y apporter des solutions en partenariat avec des organismes sur le terrain. Les figures qui retiennent notre attention sont les suivantes : ÉTRANGER·ES : celleux qui se trouvent en dehors du corps politique démocratique et par opposition avec qui le demos, ou peuple, se définit (problème de la frontière); EXCLU·ES : celleux qui, étant sur place, se trouvent exclu·es pour différentes raisons et à des degrés divers (problème de l’intégration); DISSIDENT·ES : celleux qui choisissent de s’opposer activement à la démocratie ou de s’extraire de ses règles par perte de confiance, défiance, rébellion, marginalité, etc. (problème de l’opposition ou du refus de participation). Ces trois catégories nous permettent d'appréhender l’impensé de l’inclusion démocratique: celleux que la démocratie laisse à l’extérieur d’elle-même, par nécessité définitionnelle, manquement à ses propres principes ou au contraire au nom de ces principes mêmes.
De façon plus spécifique, le colloque « Exclusions et dissidences démocratiques » se veut une occasion de faire dialoguer différentes approches et sous-champs de la philosophie politique contemporaine qui s’intéressent à la théorie de la démocratie et de la citoyenneté démocratique. En mettant en regard les débats sur la clôture du demos avec les réflexions sur la citoyenneté de seconde zone, il vise à interroger les différentes logiques d’exclusion internes et externes à l’œuvre dans les démocraties et à débroussailler les liens — d’implication ou de simple contingence — entre ces logiques constatées et les principes et idéaux au fondement de la théorie démocratique. En mettant en regard ces logiques d’exclusion avec les formes de dissidence qui trouvent une résonance croissante dans les sociétés démocratiques — c’est-à-dire cet ensemble aux contours flous d’attitudes et de pratiques témoignant d’un rejet des normes et des procédures démocratiques pour la résolution des désaccords politiques (action violente, extrémisme politique, mais aussi désinformation et tentations épistocratiques) —, il espère contribuer à éclairer et compléter les discussions en cours sur la fragilité préoccupante des démocraties aujourd’hui.
Atelier doctoral
Louis Pierre Côté: Évaluer les perspectives réformistes et abolitionnistes pour une transformation sociale radicale de la police et des prisons
Sophie Savard-Laroche: La rationalité comme critère d’exclusion
Thomas Charrayre: Contre la théorie ? Contre la démocratie ? Faut-il considérer la pensée conservatrice comme
dissidente ?
Yann Robert: Du domaine à la domination : les effets d’exclusion politique et économique du droit de propriété